Gallagher n'a qu'un seul regret...

Publié le 30 septembre 2019 à 18h16
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Comme au Fenway Park de Boston, « Le Monstre Vert », domicile des Red Sox, ainsi que le Wrigley Field de Chicago, demeure des Cubs, dans le baseball majeur.

Sans oublier le Lambeau Field de Green Bay, résidence des Packers depuis 1957, dans la NFL, surnommé « The Frozen Tundra », depuis le match disputé en décembre 1967, où la température était descendue jusqu’à -40 degrés Celsius, avec le facteur éolien.

Il y a de ces villes et « stades » mythiques dans le monde du sport où il est incroyablement exaltant pour un athlète d'y performer.

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Plus près de nous et de notre sport « national », Montréal, avec son Centre Bell et l'ancien Forum, font certes partie de ces endroits intimidants pour l'adversaire, et combien stimulants pour celui qui endosse le chandail Bleu, Blanc, Rouge.

Mais qui dit villes ou stades mythiques, veut aussi dire « assumer » la pression des partisans et des médias, pour qui leur sport est une véritable religion.

Même les plus grands, dont leur numéro est suspendu pour toujours dans les hauteurs de l'amphithéâtre, ont à un moment ou un autre de leur carrière, entendu leur nom être chahuté par les partisans et critiqué par les médias.

Les « Rocket » Maurice Richard, Guy Lafleur et Patrick Roy, pour ne mentionner que ceux-ci, ont vécu le couteau à double tranchant, de « l'amour-haine ».

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Pour Brendan Gallagher, qui en sera à sa huitième campagne avec le Canadien, nul doute dans son esprit qu'il veut être de la partie pour encore plusieurs saisons.

« C’est difficile de croire que j’en suis déjà à ma huitième saison, j’espère maintenant en jouer huit autres à Montréal! », exprimait-il, lors d’une entrevue au Journal de Montréal dans les derniers jours du camp.


« C’est une très belle aventure depuis mes débuts. J’ai appris des choses tous les ans. »

« J’ai un rôle différent aujourd’hui. Je suis plus vieux, je suis un meneur et je prends mes responsabilités à coeur. »

« Nous traversons différentes expériences à Montréal, a-t-il dit. J’ai été chanceux puisque je n’ai jamais connu de périodes sombres dans cette ville. Je n’ai jamais eu les partisans sur mon dos. Je garde une bonne relation avec les partisans. Il y a probablement des occasions où ils devraient être plus sévères avec moi », affirme l'éternel travaillant

Certes, fier de deux saisons consécutives de 30 buts ou plus, le choix de 5e ronde du CH en 2010, 147e au total de la LNH, confie qu'il y a une statistique à laquelle il tient encore plus...

« Je suis encore plus heureux des 82 matchs, réplique-t-il rapidement. Les buts et les passes, tu finis par en obtenir quand tu travailles fort. Mon objectif reste toujours d’aider mon équipe à gagner. Il y a plus d’une façon d’y arriver. Mais tu ne peux pas le faire quand tu te retrouves à l’infirmerie. »

Interrogé à savoir ce qu'il aime le plus et le moins dans une ville où le hockey est une religion, le #11 a répondu ceci :

« Ce que j’aime le plus, c’est de jouer en séries au Centre Bell. La ville devient complètement folle. Avant un match, tu es assis dans le vestiaire et tu ressens déjà de grandes émotions. C’est un sentiment que je n’oublierai jamais et je veux le revivre. Après deux ans sans séries, ça fait trop longtemps.

« Ce que je trouve le plus difficile, c’est quand tu perds trois ou quatre matchs de suite, tu ressens la pression des partisans, a-t-il enchaîné. Ils cherchent à comprendre pourquoi ça ne va pas bien. Tu peux sortir au restaurant et tu dois répondre à des questions des partisans qui s’inquiètent. Parfois, il n’y a pas de bonnes réponses. Parfois, tu aimerais mieux changer de sujet. Mais si c’est ça le pire aspect de ton travail, tu restes très chanceux. »

« Je me suis adapté à la réalité de vivre dans une grosse ville de hockey. Je me fais reconnaître dans les rues. Je trouvais ça étrange au départ, mais j’ai appris à composer avec ça. Je rencontre les partisans et je leur parle avec bonheur. »

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Une maman a toujours raison...

Comme le Québec est une province francophone, Brendan Gallagher a tenté à plusieurs reprises d'apprivoiser notre langue. Voici d'ailleurs une anecdote à propos de la langue de molière et de sa maman :

« Je venais tout juste de partir de l’Alberta avec ma famille. En Alberta, je n’avais jamais suivi un seul cours de français. Quand je suis arrivé en Colombie-Britannique, je devais m’inscrire à un cours en français. Je croyais apprendre la base, mais le professeur faisait son cours complètement en français. Les autres élèves étudiaient le français depuis déjà quelques années. Je ne comprenais absolument rien. »

« Je n’avais pas dit que je n’avais jamais étudié en français. Comme petit garçon, j’étais pratiquement heureux d’avoir un cours où je pouvais partir dans mes pensées. J’ai fini par devoir passer un examen. J’avais obtenu une note de 13 %. C’est absolument terrible, mais je trouvais ça pas si mal considérant que je ne comprenais rien. »

« À mon retour à la maison, j’avais expliqué ça à mes parents. Mes parents m’avaient permis de suivre un autre cours à la place du français. Mais ma mère m’avait prévenu en me disant que si j’étais pour jouer un jour pour le Canadien, j’étais pour regretter cette décision. Ma mère a toujours raison. Elle me le rappelle encore aujourd’hui. »

« Après sept ans dans la même ville, je devrais parler français, lance-t-il d’un air sérieux. Je m’en excuse, je regrette »

« Je ne suis toujours pas assez bon. J’ai essayé, mais j’arrive pratiquement à la conclusion que je ne suis pas assez intelligent ! J’ai suivi des cours à trois différentes occasions. Je comprends certaines choses et je peux dire quelques mots, mais je ne peux toujours pas avoir de conversations. »

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« À ma saison recrue, j’avais suivi un cours par correspondance sur internet. Je n’aimais pas trop ça. Quand je restais avec Josh Gorges, nous avions un professeur qui venait à la maison. C’était déjà mieux. J’ai appris une petite base. J’ai réessayé une troisième fois, pendant l’une de mes blessures à la main, en ayant une autre enseignante. Elle était très bonne, mais je n’ai pas pratiqué assez. »

Assurément, les partisans n'en voudront pas à Gallagher, qui a le coeur gros comme le Centre Bell, de ne pas maîtriser une langue qui n'est pas la sienne, mais à laquelle il fait l'effort d'apprendre pour être encore plus en contact avec les fans...

Bonne saison Gally et merci beaucoup...
SONDAGE
30 Septembre   |   423 réponses
Gallagher n'a qu'un seul regret...

À l'aube de sa 8e saison, croyez-vous que Gally peut y aller d'une 3e campagne consécutive de 30 buts?

Oui25259.6 %
Non17140.4 %
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