Pour une rare fois dans l'histoire récente de la LNH, les offres hostiles animent l'été, mais le Canadien de Montréal semble condamné à jouer le rôle de spectateur.
Contrairement à certaines équipes, Kent Hughes ne dispose tout simplement plus de la flexibilité nécessaire pour profiter pleinement de cette avenue, notamment en raison de la transaction conclue avec les Golden Knights lors du dernier repêchage.
En cédant un choix de troisième tour en 2027 à Vegas afin de s'avancer du 28e au 26e rang pour sélectionner Gleb Pugachyov, le Tricolore s'est sérieusement menotté pour tenter un gros coup sur le marché des joueurs autonomes avec compensation.
En raison de la perte de ce choix, qui est nécessaire pour déposer une offre hostile dans certains paliers de compensation, le CH a limité les montants qu'il peut légalement offrir, ce qui élimine pratiquement les scénarios les plus intéressants.
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Kent Hughes est limité dans les actions qu'il pourrait prendre avec une offre hostile
Sachant que le Canadien recherche un renfort offensif capable de s'intégrer au jeune noyau de l'équipe et de signer à long terme, plusieurs des cibles les plus intéressantes sont des joueurs autonomes avec compensation (RFA).
Il est extrêmement difficile d'acquérir ce type de joueur par voie de transaction.
Dans ce contexte, la possibilité de déposer une offre hostile devient particulièrement intéressante.
Par contre, sans son choix de troisième tour cédé à Vegas, Hughes ne peut pas soumettre une offre comprise entre 1 575 970 $ et 2 387 832 $, ni entre 4 775 667 $ et 11 939 166 $.
Il devrait donc directement viser le palier supérieur à 11 939 166 $, ce qui nécessiterait de sacrifier quatre choix de première ronde consécutifs, comme les Flyers de Philadelphie étaient prêts à le faire.
Sachant que le directeur général du Canadien privilégie une gestion prudente de la masse salariale et de ses actifs, il est difficile d'imaginer qu'il imite son homologue Daniel Brière.
À l'inverse, il ne peut pas non plus offrir un salaire beaucoup plus raisonnable pour une cible intéressante en raison des restrictions imposées par les règles de compensation.
Le message est donc assez clair : Kent Hughes est essentiellement contraint de miser sur le marché des transactions ou sur celui des joueurs autonomes afin d'améliorer son top-6.
Avec plusieurs dossiers contractuels encore à régler et une marge de manoeuvre financière à gérer, le directeur général devra trouver une autre façon de renforcer son équipe avant le début de la prochaine saison.
Auriez-vous aimé voir Kent Hughes être agressif avec une offre hostile, s'il avait pu le faire?
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