Le Canadien de Montréal accueille les Hurricanes de la Caroline ce soir pour le quatrième affrontement de la finale de l'Association de l'Est.

Après avoir remporté le premier duel de façon convaincante, le CH a toutefois manqué de carburant lors des deux rencontres suivantes. Même si les deux matchs se sont décidés en prolongation, la troupe de Martin St-Louis a été largement dominée par moments.

Une statistique illustre d'ailleurs parfaitement l'écart actuel entre les deux formations.

Le Tricolore a dû disputer quatorze matchs éliminatoires pour atteindre la troisième ronde, alors que les Hurricanes n'en ont joué que huit.

Six matchs de différence peuvent sembler anodins sur papier, mais dans le contexte des séries, cela représente une charge énorme sur le plan physique et mental.

Pendant que les Hurricanes profitaient de plusieurs jours de repos entre les deuxième et troisième rondes, le Canadien, lui, devait puiser dans ses réserves pour venir à bout des Sabres de Buffalo.

« Présentement c'est un club qui est fatigué et qui a une série de plus dans le corps que les Hurricanes. Je regrette, mais ça paraît. Ça paraît.

Crédit à eux, les séries c'est un marathon et si tu es capable de t'éviter des matchs supplémentaires, fais-le rapidement dans ton parcours. Ils l'ont fait. Présentement, faut leur donner l'avantage, c'est la réalité.

Écoute bien, ils ont six matchs de moins de joués. C'est énorme! Ils n'ont pas eu à jouer des matchs d'élimination eux autres, comme des matchs numéro sept.

Ils n'ont jamais été menacés et n'ont pas eu à aller dans les émotions de toutes les séries. Ils ont cet avantage-là! » - Anthony Marcotte

Qu'on le veuille ou non, devoir survivre à deux matchs numéro sept laisse inévitablement des traces.

Cela aide notamment à comprendre pourquoi le Canadien n'a généré que 12 et 13 tirs au but lors des deux derniers matchs, malgré la présence de périodes de prolongation.

Le jeu de transition qui avait causé tant de problèmes au Lightning et aux Sabres semble beaucoup moins fluide depuis le début de cette série. Les entrées de zone contrôlées se font plus rares et l'attaque manque clairement d'exécution.

Une équipe de la Caroline beaucoup plus reposée

Depuis le début des séries, les Hurricanes n'ont jamais été poussés au bord du gouffre.

Aucun match numéro sept. Aucun scénario de survie. Aucune série prolongée jusqu'à la limite. La formation de Rod Brind'Amour arrive donc au Centre Bell avec un avantage physique évident.

Et contre une équipe visiblement fatiguée, le style des Hurricanes devient particulièrement difficile à contrer.

La Caroline excelle à fermer le centre de la glace, à limiter les tirs de qualité et à ralentir constamment les sorties de zone adverses. Lorsque l'énergie n'est plus au rendez-vous, ce type de pression devient étouffant.

Le Canadien a tout de même démontré qu'il était capable de battre les Hurricanes. Le gain de 6 à 2 lors du premier match en demeure la meilleure preuve.

Mais depuis cette victoire, les Canes ont retrouvé leur identité et imposé leur rythme pendant deux rencontres consécutives.

Ce soir, la pression repose entièrement sur les épaules du Tricolore.

Au-delà du résultat, c'est surtout la manière qui sera surveillée. Si le Canadien laisse encore les Hurricanes dicter le tempo et neutraliser son attaque, la série pourrait rapidement lui échapper.

Revenir d'un déficit de 3 à 1 contre une équipe aussi disciplinée, aussi reposée et aussi structurée défensivement représenterait un immense défi.

Une chose est certaine : le match de ce soir au Centre Bell révélera beaucoup sur ce que ce groupe a encore à offrir.

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