Steve Bégin avoue qu'en six ans, il n'a parlé qu'une seule fois à Andrei Markov et l'anecdote est hilarante
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Patrick Dragon
4 déc 2025 (19h14)
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Crédit photo: https://laboitenathhebert.com
Andrei Markov a parlé plus au Centre Bell mercredi que pendant seize saisons avec le Canadien.
Avant même que la première mise au jeu ne soit effectuée, mercredi, le Centre Bell avait déjà des frissons. La vidéo hommage à Andrei Markov, avec des messages de Carey Price, P.K. Subban, Brendan Gallagher et même Alexander Ovechkin, a ramené seize saisons de souvenirs d'un seul coup.
L'ovation qui a suivi était de calibre « ovation monstre », comme Montréal sait en servir pour ses favoris.
Puis, le moment que personne n'avait vu venir : Markov prend le micro, en français, et lance un sincère « Merci beaucoup, je vous aime, Montréal ». Pour un gars qui, pendant des années, fuyait les caméras et gardait ses réponses au strict minimum, c'était presque un choc culturel.
On aurait dit que le général silencieux se permettait enfin de répondre à tout l'amour reçu depuis son départ houleux en 2017.
On oublie parfois à quel point le numéro 79 a marqué l'histoire récente du club. À 46 ans, l'ancien défenseur gauche a derrière lui 990 matchs dans l'uniforme du Canadien, 119 buts, 453 passes et 572 points, en plus de 32 points en 89 rencontres éliminatoires.
Il a aussi déjà touché 5,75 M$ par saison sur son dernier gros contrat à Montréal, tout ça en gardant le profil le plus discret du vestiaire.
Andrei Markov vu par Steve Bégin
C'est là que l'anecdote de Steve Bégin vient mettre des images très concrètes sur le personnage. L'ancien numéro 22, qui a tout donné pour le Tricolore, a raconté qu'en six saisons comme coéquipier de Markov à Montréal, il n'a eu qu'une seule vraie discussion avec lui. Six ans dans le même vestiaire, une seule conversation.
Voici la séquence en question :
Le reste du temps, quand il lui parlait, Markov répondait surtout par des signes de tête, presque jamais avec des mots. Pour un joueur qui a quand même disputé 524 matchs dans la LNH, avec 56 buts et 52 passes, ça en fait des journées à croiser un collègue sans vraiment le connaître.
Autre scène qui en dit long : Louis Leblanc a confié qu'un été, à Brossard, alors qu'il s'entraînait pour gagner sa place avec le grand club, Markov lui a simplement demandé de lui raser l'arrière de la tête.
Pas de grand discours, pas de jasette, juste une demande sèche, exécutée par un jeune qui voyait le Russe comme un modèle. Rasoir à la main, devant une idole qui ne parle à peu près jamais, ça fait un souvenir assez particulier.
Au fond, cette soirée hommage vient probablement fermer une boucle autant pour Markov que pour les partisans. Montréal a enfin pu dire merci de façon officielle à un défenseur qui a tout donné ici, et Markov a enfin laissé tomber, un peu, le mur entre lui et la foule..
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