Samuel Montembeault pourrait apprendre une mauvaise nouvelle dans les prochaines heures
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Patrick Dragon
7 déc 2025 (10h07)
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Crédit photo: David Kirouac-Imagn Images
Jakub Dobes vient de se servir d'une grosse victoire pour envoyer un message.
À Toronto samedi soir, le gardien tchèque a arrêté 22 des 23 lancers dans un gain de 2 à 1 en tirs de barrage contre les Maple Leafs, mettant fin à une disette de 12 matchs sans victoire du Canadien là-bas.
Dans une saison où chaque point compte, c'est le genre de prestation qui fait lever les sourcils derrière le banc.
Mais ce qui change vraiment le ton, ce sont ses mots après la rencontre.
Au lieu de se cacher derrière les clichés habituels, Dobes a parlé de la façon dont il aborde chaque lancer. Il a expliqué qu'il faut vouloir faire l'arrêt plutôt que d'avoir peur de le rater, une phrase qui a vite circulé chez les partisans.
Voici comment il l'a résumé en français :
« Il ne faut pas avoir peur de rater un arrêt. Il faut vouloir faire l'arrêt. C'est ce que j'ai dans la tête. Vouloir faire l'arrêt. Et quand tu forces quelque chose, habituellement, ça arrive. »
Pour un gardien de 24 ans, c'est un discours qui frappe.
On se rappelle qu'il n'y a pas si longtemps, Dobes sortait d'un point de presse en larmes après un revers au New Jersey.
Le contraste est énorme : en quelques semaines, il est passé d'un jeune gardien ébranlé à un gars qui assume pleinement son rôle devant les caméras, comme sur la glace.
En ajoutant cette victoire à Toronto à celle de mercredi contre les Jets, Dobes vient d'enchaîner deux gains de suite en tirs de barrage avec 51 arrêts sur 54 lancers, soit un taux d'efficacité d'environ 0,944 sur cette courte séquence.
Quand un gardien livre ça dans les gros matchs de division, ça finit par peser lourd dans les décisions.
Samuel Montembeault pourrait apprendre une mauvaise nouvelle dans les prochaines heures
Martin St-Louis n'a pas écarté la possibilité de ramener Jakub Dobes demain soir. Ce soir, il n'a pas été trop testé, mis à part en fin de match. Si c'était moi, je le ramènerais demain soir.
Derrière tout ça, il y a aussi un message clair à Samuel Montembeault et au reste du vestiaire : la compétition devant le filet est bien réelle, mais elle reste saine.
Dobes ne réclame rien ouvertement ; il laisse plutôt ses arrêts et ses phrases assumées parler pour lui. Pas mal pour un gardien que plusieurs voyaient encore bloqué à Laval il n'y a pas si longtemps.
Si Martin St-Louis cherchait un signe pour accorder plus de départs à son jeune gardien, il vient peut-être de l'avoir.
Et les partisans, eux, semblent déjà prêts à voir jusqu'où cette nouvelle confiance tranquille peut amener le Canadien de Montréal.