Martin St-Louis perd patience à Brossard et interrompt carrément l'entraînement du Canadien
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Patrick Dragon
5 déc 2025 (12h54)
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Crédit photo: Rumeur de Transactions
Ce vendredi à Brossard, Martin St-Louis a coupé net l'entraînement du Canadien pour passer un message très clair à ses joueurs.
En plein premier exercice, l'entraîneur-chef a soudainement sifflé la fin de la séquence, rappelé tout le monde au centre de la patinoire et haussé le ton.
Sur la vidéo tournée au Complexe sportif CN, on entend clairement quelques gros mots en anglais et un Martin visiblement très impatient.
Les joueurs ont formé un cercle autour de leur coach, casques baissés, et il a parlé pendant de longues secondes, sans sourire, avant que l'exercice recommence dans un silence pas mal plus pesant.
On sent que St-Louis en avait ras-le-bol de l'exécution du jour.
Martin St-Louis envoie un message direct à son vestiaire
Le contexte est particulier. Après 26 matchs, le Canadien montre une fiche de 14-9-3 pour 31 points, au coeur de la lutte dans la division Atlantique. L'équipe vient d'enchaîner une belle séquence, incluant une victoire de 3 à 2 en tirs de barrage contre les Jets, mais le message est simple : personne ne s'assoit sur ses lauriers.
Martin St-Louis envoie un message direct à ses joueurs
Offensivement, Nick Suzuki mène la charge avec 8 buts et 23 passes, pour 31 points et un différentiel de +11. Cole Caufield suit de près avec 14 buts et 15 passes, pour 29 points et un différentiel de +6.
Même avec ces chiffres solides, St-Louis exige que l'intensité soit au même niveau à l'entraînement qu'en match.
Voici la vidéo en question :
À 50 ans, après 1134 matchs dans la LNH, 391 buts et 1033 points, l'ancien numéro 26 sait très bien ce que demande un rythme de saison.
Il a connu des entraînements très stricts et il n'hésite pas à utiliser le même genre de séance quand il sent que les détails lui échappent. Quand il pète une coche, ce n'est pas pour le spectacle, c'est pour la barre d'exigence.
Après sa sortie, la pratique a repris, mais avec un tempo visiblement plus élevé et des joueurs pas mal plus concentrés entre les coups de sifflet.
Une chose est certaine : ce matin, à Brossard, personne n'avait besoin de café pour se réveiller ; Martin St-Louis s'est occupé de tout.