Depuis le début des séries éliminatoires, un nom en particulier retient grandement l'attention du côté du Canadien de Montréal : Jakub Dobes.

Le cerbère tchèque de 24 ans est sans aucun doute l'une des raisons principales derrière les succès du Tricolore présentement.

Malgré de bonne performances en saison régulière, le numéro 75 a réussi à élever son niveau de jeu de façon impressionnante lors du bal printanier.

Ce qui est le plus spectaculaire par contre, c'est assurément la façon dont le gardien du CH s'est comporté lors des deux matchs numéro sept de son équipe.

En effet, alors que la pression et l'intensité étaient à un point culminant, Jakub Dobes a fait preuve d'un calme déconcertant devant la cage montréalaise.

Il a présenté une moyenne de but alloués de 1,34 et un pourcentage d'arrêts exceptionnel de 0,956 dans ces deux rencontres sans lendemain, étant clairement le joueur le plus utile de sa formation à ce moment-là.

Disons que ça contraste énormément avec le jeune gardien qui a été repêché en cinquième ronde lors du repêchage de 2020.

On sait maintenant pourquoi Jakub Dobes a été repêché aussi tard

Son ancien entraîneur, David Wilkie, l'a expliqué clairement : les problèmes de Jakub Dobes à son année de repêchage n'avaient rien à voir avec son talent.

C'était surtout dans sa tête.

« Vous savez, les problèmes de Jakub Dobes ont toujours été liés à sa confiance en lui, à sa résilience.

Je pense que c'est en grande partie pour ça qu'il a été repêché plus tard.

Franchement, regardez où il en est maintenant. Jakub Dobes aurait probablement dû être sélectionné à la fin du premier tour ou au début du deuxième. » - David Wilkie

En regardant ses solides performances aujourd'hui, il est assez difficile de contredire son ancien entraîneur : Jakub Dobes joue clairement comme un gardien qui aurait mérité d'être sélectionné dans les deux premières rondes du repêchage.

Ce qui s'est passé depuis, c'est l'histoire d'un gardien qui a fait le travail que peu d'espoirs font vraiment : il a réglé son plus gros défaut.

Pete Fry, son entraîneur en développement mental, a travaillé avec lui de façon intensive. La confiance, la résilience, la capacité de traverser une mauvaise période sans s'effondrer. Ce sont exactement les lacunes que Wilkie avait identifiées.

Et c'est exactement ce qui a changé grâce au travail de Pete Fry.

On peut affirmer, sans avoir peur de se tromper, que l'ancien directeur général du Canadien, Marc Bergevin, a réussi un véritable vol en le repêchant aussi tard.

Il a potentiellement repêché un futur gardien numéro un en cinquième ronde. Et Martin St-Louis a eu l'intelligence de lui faire confiance quand ça comptait.

Ce qui rend l'histoire encore plus intéressante, c'est que le problème était connu.

Des recruteurs l'avaient vu. Et ils ont quand même laissé passer quatre rondes avant d'agir. Ça dit quelque chose sur la façon dont la ligue évalue la force mentale des gardiens à leur année de repêchage.

Jakub Dobes n'a pas changé de style. Il n'a pas développé un nouvelle technique. Il a juste appris à rester debout quand ça fait mal.

Et en séries éliminatoires, c'est souvent la seule chose qui sépare un gardien oublié d'un gardien dont on parle encore dans dix ans.

SONDAGE

Selon vous, est-ce que Jakub Dobes sera encore le gardien numéro un du Canadien dans cinq ans?

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