L'entraîneur-chef des Sabres de Buffalo, Lindy Ruff, n'a pas mâché ses mots lors de son point de presse d'après-match hier soir.
Sa cible? Alex Tuch.
Après avoir récolté sept points en première ronde, le vétéran de 30 ans n'a pas réussi à inscrire ne serait-ce qu'un seul point en cinq rencontres contre le Canadien de Montréal, lui qui présente notamment un différentiel de -8.
Lindy Ruff n'a d'ailleurs pas hésité à dire publiquement que son attaquant avait perdu confiance et qu'il essayait d'en faire trop présentement.
Il est plutôt rare qu'un entraîneur-chef pointe ainsi un joueur du doigt après une défaite, surtout lorsqu'il s'agit d'un joueur dont le contrat arrive à échéance cet été.
Qu'on le veuille ou non, étant donné qu'Alex Tuch deviendra joueur autonome cet été, ses performances en séries auront un impact important sur ses négociations.
Disons simplement que ses cinq derniers matchs ne lui donnent pas beaucoup d'arguments pour réclamer une importante hausse salariale.
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Phillip Danault éteint le premier trio des Sabres
La véritable raison derrière la disette offensive d'Alex Tuch, c'est ce que Montréal lui fait subir. La troisième ligne du CH, soit celle composée de Phillip Danault, Josh Anderson et Alexandre Texier, a transformé le premier trio des Sabres en simples spectateurs.
L'attaquant québécois affiche un différentiel de +6 en séries. C'est le portrait d'un centre défensif qui accomplit exactement son travail, match après match, sans faire de bruit.
Tage Thompson tourne en rond lui aussi. Bien qu'il ait récolté quatre points en cinq matchs, trois d'entre eux ont été enregistrés en avantage numérique. Il a cumulé une passe et un différentiel de -9 à cinq contre cinq depuis le début de la série.
Même son de cloche du côté de Peyton Krebs. Après avoir récolté six points en six matchs contre les Bruins de Boston, l'attaquant a été blanchi lors des cinq affrontements de la deuxième ronde et présente un différentiel de -5.
Les Sabres ont le talent offensif nécessaire pour faire mal. Ils l'ont démontré en saison régulière avec 288 buts marqués. Mais contre une ligne défensive aussi bien organisée, leur premier trio ne trouve pas de solutions pour s'inscrire au pointage.
Pour Alex Tuch, la pression est double : performer pour sortir son équipe du pétrin et performer pour préserver sa valeur sur le marché. À 30 ans, avec un salaire de 4,75 millions cette saison, une série fantôme contre le Canadien ne lui rend pas service.
Lindy Ruff sait pertinemment que son équipe a besoin d'Alex Tuch pour connaître du succès. Mais le fait de le nommer publiquement envoie un message clair : sa patience a des limites.
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Croyez-vous que le Canadien parviendra à limiter la contribution offensive du premier trio des Sabres demain soir?
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