Un membre du personnel d'entraîneurs du Canadien de Montréal pourrait bientôt perdre son poste
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Christopher Lewis
11 déc 2025 (16h49)
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Crédit photo: RDS
Rien ne va plus devant le filet du Canadien de Montréal. Et ça commence à paraître dans les décisions de l'équipe.
Mardi soir au Centre Bell, le Lightning a corrigé le CH 6 à 1. Jakub Dobes a accordé trois buts sur 14 lancers avant de céder sa place, et Samuel Montembeault a lui aussi cédé trois fois sur 13 tirs en relève.
Dès le lendemain, la direction n'a pas attendu. Trois joueurs ont été rappelés de Laval en même temps: Owen Beck, Adam Engstrom et surtout Jacob Fowler, gardien de 21 ans vu par plusieurs comme le prochain grand numéro un de l'organisation.
Fowler n'arrive pas de nulle part. À sa deuxième saison à Boston College, il a signé un dossier de 25-7-2, avec une moyenne de 1,63 et un taux d'efficacité de 0,940. À 21 ans, 6 pieds 2 pouces et plus de 210 livres, il débarque déjà avec un pedigree impressionnant pour un choix de 3e ronde du Canadien.
Cette saison, Samuel Montembeault montre une fiche de 5-6-1, une moyenne de 3,65 et un taux d'arrêts de 0,857. À 29 ans, il entame la deuxième année d'un contrat de trois saisons et 9,45 millions, soit 3,15 millions par année jusqu'en 2027.
Jakub Dobes, 24 ans, a un dossier de 10-5-2 en 16 matchs, avec une moyenne de 3,03 et un taux d'efficacité de 0,887. Deux gardiens sous la barre de 0,900, ce n'est pas exactement la recette des grandes semaines au classement.
Eric Raymond pourrait être sur la sellette
Forcément, le regard se tourne vers l'entraîneur des gardiens. Eric Raymond a obtenu une prolongation de contrat avec le Canadien il y a un peu plus d'un an, signe de confiance à l'époque.
Aujourd'hui, son nom revient de plus en plus souvent dans les discussions, surtout quand on voit la difficulté des gardiens à enchaîner les bons départs.
En parallèle, à Laval, Marco Marciano récolte les éloges depuis des années. En poste comme entraîneur des gardiens du Rocket depuis 2016-2017, on parle régulièrement d'un « travail colossal » avec les jeunes portiers de l'organisation.
Certains observateurs affirment même que son approche colle davantage à la nouvelle génération que les méthodes plus traditionnelles de Raymond.
Le message de la direction est assez clair: le poste d'entraîneur des gardiens n'est plus un sujet intouchable.
Personne ne souhaite le congédiement de qui que ce soit, mais les chiffres, les rappels et la pression du marché font leur chemin.
Si rien ne se replace d'ici la fin de la saison, le dossier Eric Raymond risque vite de devenir l'un des plus chauds de l'été au sein du Canadien de Montréal.