C'est la nouvelle qui secoue la planète hockey. Le départ de Patrick Roy des Islanders de New York fait jaser, mais là, on commence à comprendre ce qui s'est réellement passé derrière les portes closes du vestiaire.
Le Québécois a toujours eu du caractère. Mais selon l'informateur Frank Seravalli, c'est son obsession pour son propre passé glorieux qui aurait fini par épuiser ses joueurs.
On s'entend que Roy est une légende avec ses quatre bagues. Pourtant, ramener constamment ses succès personnels aux oreilles de gars qui essaient de gagner aujourd'hui, ça finit par ne plus passer.
Les joueurs auraient ressenti une lourdeur face à ce discours centré sur le passé.
La fracture était devenue inévitable malgré sa fiche de 97-78-22 en trois saisons à New York.
Mathieu Darche n'a pas niaisé avec le "puck" en embauchant Peter DeBoer immédiatement. Les Islanders occupent le troisième rang de la section Métropolitaine et veulent sauver leur fin de saison.
L'ambiance était devenue toxique. Pour Patrick Roy, c'est une fin en queue de poisson assez décevante.
Un choc culturel fatal chez les Islanders
Frank Seravalli : À propos du renvoi de Patrick Roy : D'après mes discussions avec des joueurs des Islanders au cours des derniers jours, une chose qui les a vraiment usés, c'est qu'il parlait beaucoup, trop, des Coupes Stanley qu'il a remportées ; je ne sais pas si ça s'est particulièrement bien terminé
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Il devra ajuster son approche s'il veut un autre offre dans la LNH. Les temps changent, et les joueurs d'aujourd'hui ne carburent plus uniquement aux récits de 1993.
Le CH affrontera d'ailleurs ces mêmes Islanders prochainement. Ce sera intéressant de voir si l'électrochoc Peter DeBoer va fonctionner ou si le fantôme du 33 va planer longtemps.
Patrick Roy : Les chiffres vertigineux
Avec une carrière étalée sur 19 saisons dans la LNH, Roy a redéfini le rôle de gardien de but. Sa fiche finale est tout simplement époustouflante : 1 029 matchs disputés, 551 victoires et un total de 66 blanchissages.
Repêché par le Canadien en 1984, il a mené Montréal à deux Coupes Stanley (1986 et 1993) avant de poursuivre sa domination avec l'Avalanche du Colorado, où il a ajouté deux autres bagues à sa collection.
Roy a maintenu une moyenne de buts alloués en carrière de 2,54 et un pourcentage d'efficacité de 0,910, des chiffres impressionnants compte tenu de l'époque offensive dans laquelle il a évolué.
Sa saison 2001-02 reste un chef-d'œuvre avec une moyenne de 1,94 et 9 blanchissages.
Premier gardien à franchir le cap des 1 000 matchs!