Logan Mailloux n'a pas mâché ses mots sur le Canadien en parlant de son départ
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Patrick Dragon
8 déc 2025 (12h44)
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Crédit photo: Mandatory Credit: David Kirouac-Imagn Images
Repêché 31e au total en 2021, traînant déjà une grosse controverse, le défenseur droitier de 22 ans a finalement été envoyé aux Blues de St. Louis le 1er juillet dernier en retour de Zachary Bolduc.
À peine quatre ans après son arrivée, le CH tournait donc la page sur un espoir qui avait pourtant percé dans la LNH et disputé quelques matchs avec le grand club.
Depuis, Mailloux découvre une nouvelle réalité. À St. Louis, il a débuté la saison 2025-2026 dans la LNH, mais ses chiffres sont rudes pour un jeune défenseur : aucun but, une seule passe pour un point, avec un différentiel déjà largement dans le rouge.
Les Blues l'utilisent en moyenne un peu plus de 13 minutes par match, ce qui montre quand même qu'on lui laisse du temps pour apprendre mais sur une glace où chaque erreur se voit.
Aux yeux du Québécois, la différence avec Montréal est énorme.
Avec l'arrivée de Noah Dobson, désormais solidement installé à droite de la défense avec un long contrat, en plus d'Alexandre Carrier, de Kaiden Guhle, de David Reinbacher, qui pousse, et de Lane Hutson, qui a pris le premier avantage numérique, le corridor pour Mailloux était passablement bouché.
Plusieurs observateurs l'avaient déjà écrit au moment de la transaction : sa place se rétrécissait de semaine en semaine.
Mailloux raconte justement qu'à Montréal, il avait constamment l'impression de devoir arracher un poste, alors qu'à St. Louis, il sent qu'il a plutôt un poste à perdre.
Le message du DG Doug Armstrong allait exactement dans ce sens : « C'est son job à perdre. » Derrière ces mots, on comprend qu'on l'a vraiment vu comme un projet à long terme et non comme un simple figurant.
Logan Mailloux n'a pas mâché ses mots sur le Canadien en parlant de son départ et de sa place à Montréal.
Dans ses plus récentes entrevues, Mailloux ne se gêne pas pour dire qu'il ne croyait plus vraiment à ses chances de devenir un régulier avec le Canadien. Il insiste sur la profondeur de la défense du CH, mais répète aussi que l'organisation a été honnête avec lui.
En même temps, le défenseur n'oublie pas Montréal. Il a déjà pris le temps de remercier publiquement les partisans pour leurs quatre années passées à le suivre, de Laval jusqu'au Centre Bell.
Son discours est clair : beaucoup de gratitude pour le chemin parcouru, mais la conviction que son vrai tremplin dans la LNH se trouve maintenant au Missouri, avec un vestiaire qui l'a rapidement appuyé quand les choses ont mal tourné sur la glace.
Reste que les Blues ont investi sérieusement en lui. Mailloux joue la dernière année de son contrat d'entrée, avec un salaire d'environ 832 500 dollars cette saison et un impact de 875 000 dollars sur la masse salariale, avant de devenir joueur autonome avec compensation en 2026.
Pour un jeune défenseur droitier de 6 pieds 3 pouces et 212 livres, le message est simple : on lui a donné un vrai ticket, mais c'est à lui de prouver qu'il mérite encore sa chaise dans la LNH.
Au final, son tir public vise surtout la perception de sa « chance » à Montréal. Pour le Canadien, ses propos ramènent à la vraie question : avec Dobson, Hutson, Guhle, Carrier et Reinbacher dans le décor, fallait-il vraiment garder Mailloux, ou l'échange contre Bolduc était-il la seule sortie logique d'un casse-tête devenu impossible?