Ginette Reno vient de révéler une histoire qui fait mal à entendre : en 1968, elle a refusé une paire de billets à vie pour les matchs du Canadien de Montréal.
L'offre lui avait été faite par l'organisation après sa prestation à l'inauguration du Forum, où elle avait chanté l'hymne national aux côtés de Paul Anka.
Et ses enfants ne lui ont toujours pas pardonné, dit-elle, à la blague.
« Mes enfants m'en veulent à mort pour ça aujourd'hui ; mes deux garçons m'en veulent à mort. Aujourd'hui, j'accepterais [la paire de billets]. » - Ginette Reno
Mais derrière le sourire, il y a quand même quelque chose d'irréel dans cette histoire.
Parce que refuser des billets à vie en 1968, c'est refuser des laissez-passer pour les quatre Coupes Stanley consécutives de 1976 à 1979.
Guy Lafleur, Ken Dryden, Larry Robinson, Yvan Cournoyer, Steve Shutt, Jacques Lemaire. L'édition la plus dominante de toute l'histoire de la franchise.
Des billets à vie pour ça. Laissés sur la table.
C'est un peu comme se faire offrir un abonnement à vie dans un restaurant cinq étoiles et dire non parce que t'as pas faim ce soir-là.
Ginette Reno irait voir le Canadien actuel, pas celui des années 70
Ce qui est fascinant dans l'article de Karine Hains pour The Hockey News, c'est ce que Ginette Reno a confié ensuite.
Si c'était à refaire, elle accepterait les billets aujourd'hui, pour voir cette version du Bleu-Blanc-Rouge. Pas l'édition légendaire des années 70.
Elle préférait avoir l'opportunité d'aller voir des joueurs comme Lane Hutson, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Ivan Demidov et Nick Suzuki.
Après tout, le Canadien a terminé la saison au sixième rang du classement général avec une solide récolte de 106 points. Et il est toujours en vie en séries.
Ça dit quelque chose sur l'engouement que génère cette équipe en ce moment.
Quand quelqu'un qui a refusé de voir les dynasties des années 70 dit qu'il voudrait voir le club actuel, c'est pas anodin.
La dernière fois que Ginette Reno a chanté avant un match du Tricolore, c'était en 2017. Mais sa prestation de 2014 reste gravée dans la mémoire collective.
Elle avait notamment serré la main de Daniel Brière avant la mise au jeu, et l'attaquant québécois avait marqué quelques minutes après..
Ce genre de moment-là, ça se fabrique pas. C'est exactement ce qui définit la culture hockey à Montréal depuis des générations.
Est-ce que le Canadien devrait inviter Ginette Reno à chanter au Centre Bell en séries cette année?
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