Crédit photo: Geoff Burke-Imagn Images
La nouvelle majeure vient de tomber et Jon Cooper n'a pas du tout digéré la décision du comité olympique. Jouer une médaille d'or à trois contre trois est tout simplement inacceptable.
Soyons honnêtes, cette façon de faire ressemble plus à un tournoi estival qu'à du vrai hockey. Vendre du divertissement ne devrait jamais primer sur l'intégrité de notre sport national.
Faut se dire les vraies choses sur cette situation frustrante. Offrir un tel spectacle en finale internationale banalise complètement les efforts colossaux des athlètes.
L'entraîneur canadien a parfaitement raison de critiquer cette mentalité de spectacle. Retirer des joueurs étoiles de la glace dans un moment si crucial défie toute logique.
On s'entend que le vrai hockey se joue à cinq contre cinq. Laisser le hasard dicter l'équipe championne me donne carrément des frissons dans le dos.
Certains décideurs cherchent simplement à plaire aux réseaux de télévision. Écourter la prolongation coûte que coûte détruit le suspense incroyable des vraies fins de match.
Imaginez deux secondes les Canadiens de Montréal dans une position similaire. Perdre un septième match de la Coupe Stanley de cette façon ferait paniquer la ville entière.
Le vrai hockey sacrifié pour le show
Nos Glorieux connaissent d'ailleurs très bien ce format controversé. Martin St-Louis tente constamment de trouver des solutions avec autant d'espace libre sur la patinoire.
C'est pas mêlant, un tel espace ouvert favorise uniquement les patineurs rapides. Les colosses deviennent soudainement inutiles dans ce système de relance rapide.
Jon Cooper à propos de la prolongation à 3 contre 3 :
« Si vous retirez quatre joueurs de la glace, le hockey n'est plus du hockey. Ce n'est pas pour rien que les prolongations et les tirs de barrage existent : c'est pour que la télévision mette fin aux matchs rapidement. Ce n'est pas pour rien non plus qu'on les utilise pas en finale de la Coupe Stanley ou en séries éliminatoires. »
« Si vous retirez quatre joueurs de la glace, le hockey n'est plus du hockey. Ce n'est pas pour rien que les prolongations et les tirs de barrage existent : c'est pour que la télévision mette fin aux matchs rapidement. Ce n'est pas pour rien non plus qu'on les utilise pas en finale de la Coupe Stanley ou en séries éliminatoires. »
Donner une médaille d'or internationale après quelques montées à trois patineurs manque de sérieux. Les puristes dans les gradins réclament le retour aux périodes de vingt minutes.
Cooper refuse de se taire face à cette absurdité organisationnelle. Cet homme passionné protège les valeurs fondamentales de l'affrontement sur glace ultime.
Faut l'avouer, les amateurs veulent voir une équipe travailler dur pour mériter sa victoire. Gagner par épuisement tactique représente l'essence même des tournois prestigieux.
Le Canada a d'ailleurs perdu la finale des femmes et des hommes de cette manière. C'est un affront au sport et un impact offensif bien mince pour le spectacle.
Rien ne bat l'intensité dramatique d'une période de prolongation classique. Voir les joueurs de gros gabarit se bousculer devant le filet crée des souvenirs impérissables.
Espérons vivement un changement de cap pour les prochaines éditions. Les dirigeants doivent écouter les hommes de hockey avant de transformer notre jeu en vulgaire cirque.
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