Crédit photo: Jaspers' Rink
Être bon dans une ligue professionnelle, c'est une chose. Mais percer dans la LNH, c'en est une autre. On parle ici du plus haut niveau au monde, où tout va plus vite, frappe plus fort, et ne pardonne presque jamais.
Il n'y a pas de répit. Chaque présence sur la glace est un test, et même les joueurs ultra-talentueux peuvent rapidement perdre leurs repères.
C'est souvent un choc pour ceux qui arrivent d'Europe. Dans la KHL ou les autres ligues, les joueurs ont un peu plus de temps, un peu plus d'espace.
En Amérique du Nord, ce luxe n'existe pas. Les décisions doivent être prises en un éclair, sous pression constante. Et ce n'est pas juste une question de technique : il faut aussi une tête froide et une grande capacité d'adaptation.
Le combat mental et physique pour s'imposer dans la LNH selon Demidov
Ivan Demidov, qui a pourtant un énorme potentiel, l'a ressenti de plein fouet durant les dernières séries. Malgré tout son talent, il a parfois semblé effacé, bousculé, incapable de s'imposer comme il le faisait ailleurs.
Il l'a admis lui-même : ce niveau-là est extrêmement exigeant. Il a eu du mal à suivre le rythme infernal imposé par des équipes comme Washington.
Je trouve ça courageux de sa part de le reconnaître aussi ouvertement.
Et aujourd'hui, c'est Arseniy Gritsyuk qui s'apprête à vivre la même chose. À 24 ans, lui qui a brillé en KHL, s'en vient dans la LNH avec les Devils du New Jersey.
Heureusement pour lui, Demidov lui a donné quelques conseils précieux, tirés de sa propre expérience.
Dans un article publié par RG.org, on apprend que Demidov l'a prévenu :
Contre Washington, c'était brutal. Il faut penser vite, tout va trop vite. Tu n'as aucune liberté
.Il lui a aussi parlé du choc mental :
Il faut se préparer psychologiquement. C'est un autre monde
.Dans la LNH, être talentueux ne suffit pas : il faut savoir évoluer et s'adapter pour vraiment percer.