Crédit photo: David Kirouac-Imagn Images
Brendan Gallagher traverse des moments franchement pénibles par les temps qui courent. On s'entend que son style de jeu hargneux finit par rattraper son corps, surtout quand le calendrier s'intensifie avec deux matchs en deux soirs.
Le vétéran a connu toute une débarque hier soir avec un temps de glace famélique de 9:03.
C'est pas mêlant, il a effectué seulement 8 présences sur la patinoire, soit le plus bas total chez les attaquants.
Faut se dire les vraies choses, l'attaquant qui fêtera ses 34 ans au mois de mai semble avoir perdu une étape.
Il ne génère plus d'entrées de zone contrôlées et peine à suivre le rythme infernal de la LNH moderne.
Son utilisation par Martin St-Louis soulève d'ailleurs de grosses questions pour la suite des choses.
Quand un ailier payé cher joue les mêmes minutes qu'un défenseur physique comme Arber Xhekaj, le signal d'alarme sonne fort.
L'énergie du numéro 11 a toujours été son plus bel atout en carrière dans la LNH.
Malheureusement, la pause olympique qu'on espérait bénéfique n'a pas semblé redonner les jambes nécessaires au guerrier du Tricolore.
La direction doit maintenant avoir une discussion franche avec lui concernant son rôle. On ne peut plus exiger qu'il dispute les 82 matchs de la saison régulière sans s'écrouler physiquement.
Il compte 6 buts et 14 passes pour un total de 20 points en 62 parties jouées cette saison.
Un retrait nécessaire lors des séquences de deux matchs ?

Gérer la fin de carrière d'une légende locale demande énormément de tact de la part de l'organisation. L'idée de le laisser de côté lors des séquences de deux matchs en deux soirs devient inévitable.
C'est cruel de voir un joueur qui a tout donné pour le logo ralentir de la sorte. Pourtant, le bien de l'équipe et sa propre santé passent avant la fierté du vétéran.
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