Crédit photo: Jerome Miron-Imagn Images
L'époque où on s'assoyait paisiblement devant RDS ou TVA Sports pour voir les 82 matchs du Canadien tire à sa fin. Gary Bettman vient de lancer une douche froide aux nostalgiques de la télévision traditionnelle.
Faut se dire les vraies choses, le modèle actuel prend l'eau de toutes parts.
Le commissaire refuse maintenant de garantir que la totalité du calendrier restera accessible sur nos chaînes par câble classiques.
C'est pas mêlant, les géants du web comme Amazon ou Apple poussent fort dans le derrière de la LNH.
Gary Bettman et Bill Daly ne s'en cachent plus, la stratégie numérique est devenue la priorité absolue de la ligue.
On s'entend que Pierre Karl Péladeau a déjà mis ses culottes en refusant de signer des ententes déficitaires.
Aucune chaîne québécoise n'est plus capable d'éponger seule la facture astronomique des droits de diffusion.
Le danger pour le portefeuille des partisans est bien réel avec la multiplication des abonnements.
Imaginez devoir payer un extra juste pour voir un match de milieu de semaine contre les Blue Jackets.
Un virage numérique inévitable pour le Canadien de Montréal.
Ce que je peux vous dire c'est que selon ce que j'ai pu comprendre, RDS paye déjà 500 000$ de plus par match que ce que ça leur rapporte.
Ils le font pour garder des matchs à leur antenne. Et ils ne sont pas à l'aise d'en ajouter bien plus que ce qu'ils font maintenant.
Aussi, Pierre Karl se bat aussi pour ne pas payer un montant qu'il ne peut pas rentabiliser. C'est un véritable problème.
Je me suis fait dire par un dirigeant. "Il n'y a plus aucune chaine de télé au Québec qui pourrait se payer les 84 matchs de la saison régulière des Canadiens."
J'en ai parlé à Bill Daly et à Gary Bettman la semaine dernière aux réunions des directeurs généraux. Ils m'ont dit qu'ils étaient encore en négo, mais qu'ils ne craignaient pas pour la diffusion des matchs en français.
Par contre ils n'ont pas été en mesure de me confirmer que les 84 matchs des Canadiens seraient tous à la télé, et non pas sur une plateforme de streaming quelconque.
Ils le font pour garder des matchs à leur antenne. Et ils ne sont pas à l'aise d'en ajouter bien plus que ce qu'ils font maintenant.
Aussi, Pierre Karl se bat aussi pour ne pas payer un montant qu'il ne peut pas rentabiliser. C'est un véritable problème.
Je me suis fait dire par un dirigeant. "Il n'y a plus aucune chaine de télé au Québec qui pourrait se payer les 84 matchs de la saison régulière des Canadiens."
J'en ai parlé à Bill Daly et à Gary Bettman la semaine dernière aux réunions des directeurs généraux. Ils m'ont dit qu'ils étaient encore en négo, mais qu'ils ne craignaient pas pour la diffusion des matchs en français.
Par contre ils n'ont pas été en mesure de me confirmer que les 84 matchs des Canadiens seraient tous à la télé, et non pas sur une plateforme de streaming quelconque.
La ligue veut rejoindre un public plus jeune qui a déjà délaissé le terminal de télé.
Bettman assure qu'une description francophone existera toujours, mais il reste flou sur la plateforme utilisée.
La zone d'ombre est inquiétante car le transfert vers le numérique semble s'accélérer pour la saison prochaine.
On pourrait se réveiller un samedi soir avec un écran noir si on n'a pas la bonne application.
La bataille entre les diffuseurs locaux et les plateformes mondiales ne fait que commencer au Québec.
Le Canadien de Montréal demeure le seul produit capable de générer de l'écoute massive, mais à quel prix?
Il faut s'attendre à une transition brusque qui va bousculer les habitudes de consommation des fans.
La fin de la télévision traditionnelle pour le hockey n'est plus une théorie, c'est une réalité qui frappe à la porte.
À lire également sur Rumeurs De Transaction :
Crise entre St-Louis et les médias : la FPJQ s'en mêle?
Crise entre St-Louis et les médias : la FPJQ s'en mêle?